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7 juin 2010 1 07 /06 /juin /2010 22:17



C'est immuable. La petite grosse, derrière.


Et la reine du dance floor, devant.


Comme tout bon parent qui se respecte, chaque année, nous posons notre séant sur les chaises en plastique empilables (ces chaises sont du desiiiiiign, quand même !) de la salle des fêtes, nous sortons appareils photo et caméra, et guettons l'arrivée sur scène de notre progéniture. Ouais, de la Nôtre. Les autres, on s'en fiche un peu, avouons-le.


On a chaud. On a faim. On est venus une heure en avance pour avoir des places. Les voisins derrière sont des vrais gens d'ici, avec dans leur glacière les casse-croûte au Maroilles et la binouze.


Enfin, ça commence.


Argh... fais voir le programme ! "Sea, sun and holiday" c'est marqué. Ce qui signifie que la musique aussi, c'est Sea, sun and holiday. Et là, on est mal. Oui, parce que nous, la musique des îles, ce n'est pas DU TOUT notre trip. Mais pas du tout. Voir des petites pâlichonnes du nord même pas nubiles se tortiller le derrière dans leur paréo, une fleur dans leurs cheveux blondasses, aussi raides qu'une paillasse de bambou, ça fait plutôt pitié. Ces pauvres gamines ne voient le soleil que 5 jours par an, comment voulez-vous qu'elles saisissent la quintescence de la dolence et de l'indolence des îles ? Et puis ces chansons monstrueuses qui dégoulinent de propositions salaces, de sexe facile sous les palmiers et de propos gras, reprises en choeur par les papas tatoués, les grands-mères dodelinant de la tête, les papys égrillards... non. Enfin si, quoi, nous sommes de bons parents donc nous sommes là...


Et ?


danse2Et cette grande bringue dans son minishort en jean,


celle qu'on y voit son nombril,


maquillée comme un voiture volée,


qui se déhanche


et bouge son corps sous son mini-top à bretelles

 

hein ?

 

C'est qui ?

 


C'est ma fille !



Rendez-moi mon bébééééééééééééé !

 

 


 

 

 

Bande son : vas-y Frankie - Franckie Vincent

 

Bande son : La Madrague - Brigitte Bardot



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31 mai 2010 1 31 /05 /mai /2010 22:16


Allez, je me renie !


Oui, je me renie : je vais participer à un concours.


Mais comment résister ? Les nuits slaves, les matriochkas, le thé Kusmi... non, c'est plus fort que moi. Ca se passe chez Zaza... 


Alors voici donc ma participation au concours de la plus belle beauté russe. Et je ne lésine pas... toutes stoïques qu'elles semblent être, je ne doute pas que chacune souhaiterait être distinguée. Mais moi c'est ensemble que je les aime...

 

 

 

DSCF6301

 

 

Bande son : Sedenkarska - les Voix Bulgares

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28 mai 2010 5 28 /05 /mai /2010 21:45



Qui m'a dit l'autre jour qu'en ce moment, tout ce que je lisais me déplaisait ? Je me suis dit que ce n'était qu'un hasard, vraiment un hasard. Mais finalement, les trois derniers livres que j'ai lus m'ont déplus tout autant. Je pense qu'il faut que je change de registre, là...


Némésis d'Isaac Asimov

http://multimedia.fnac.com/multimedia/images_produits/ZoomPE/8/5/9/9782266150958.jpg Le livre dormait dans la bibliothèque de Fils Aîné qui me l'a ressorti.

Mince, pour une fois, un Asimov qui m'a barbée !!

Un peu confus au début, puis intéressant quand on a compris de quoi il retourne. Et puis plus rien. Le burplbof total. Presque rien ne se passe, qu'une gamine qu'on a envie de baffer et qui embête tout le monde en voulant aller marcher sur une planète.

Et la fin est bâclée, sans grand intérêt.



Ubik de Philip K. Dick

http://www.airmole-blog.com/blog/public/images/shy/ubik.jpg Il paraît que c'est un livre culte.

Pour une première lecture de cet auteur, c'est un flop.

Il faut s'accrocher au début pour rentrer dans cet univers inconnu, composé de portes qui parlent (et réclament du fric), de gens en semi-vie dans des caissons qui communiquent avec les vivants, de médiums et autres adeptes de la pré-connaissance.

Difficile de cerner de quoi il retourne. Un point d'orgue et puis après.... tout part en peau de saucisse. On n'y comprend rien, on se débat pour savoir dans quel monde on est, on se perd, on se noie.

La fin aide à comprendre ce qui s'est passé, mais c'est trop tard, on s'est ennuyé pendant plusieurs soirées.



L'oracle della Luna de Frédéric Lenoir

http://www.jgaboriau.fr/htdocs/images/livres/L-oracle-della-luna.jpg Vous aimez Benzoni ? Vous aimerez ce bouquin.

Vous aimez les héros pauvres, incultes et nés dans le trou du c*l du monde à qui finalement tout réussit ? Vous aimerez ce héros.

Vous aimez les femmes tellement belles qu'elles ressemblent à des madones, et qui s'éprennent du miséreux précédent ? Vous aimerez les femmes qui jalonnent ce livre.

Vous aimez les bouquins qui mèlent les philosophies, les religions, l'occidentalisme et l'orientalisme tour à tour, et qui essayent de faire croire que vous êtes quelqu'un de vachement cultivé parce que vous comprenez tout ? Ce bouquin est fait pour vous.

Vous aimez les histoires peu crédibles, les rencontres avec des gens extraordinaires que personne (sauf le Pape, peut-être) ne peut faire en une vie ? Précipitez-vous !


C'est lassant, très lassant.


Un TRES BEAU passage, cependant.

Un passage qui m'a frappée, marquée et auquel je pense très souvent...Il a une orientation religieuse, mais même si on ne croit pas, même si on élimine l'intercession de Dieu, je trouve que ce texte est juste. Combien de fois avons-nous pensé à quelqu'un que nous ne connaissons pas, envoyé des pensées envers des personnes inconnues, parce qu'on se sent solidaire de leur souffrance ?

« La communion des saints, continua le vieux maître, cela signifie que tous les humains sont reliés entre eux par un destin commun et que des fils invisibles nous relient les uns aux autres. Nos prières peuvent aider des personnes que nous n’avons peut-être jamais rencontrées et nous-mêmes pouvons être aidés par la prière de personnes qui ne nous connaissent pas. Car si tous les humains sont reliés par un destin solidaire, Dieu se plaît aussi à mettre en relation de manière plus étroite non seulement sur terre, mais dans le monde invisible, des êtres qui ont quelque point commun en leur âme ou leur caractère. Au-delà de notre propre famille de chair et de sang, nous appartenons à des familles spirituelles, des familles d’âmes si tu préfères. (…) Mais il arrive aussi que nos prières adressées à Dieu touchent des personnes que nous ne connaissons pas et que nous ne connaîtrons jamais, qui font partie de la famille spirituelle à laquelle nous appartenons. Ce n’est qu’à la Résurrection finale, à la fin des temps, que nous nous découvrirons tous ».


 

Bande-son : Quatrième de couverture - Vincent Delerm

 



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26 mai 2010 3 26 /05 /mai /2010 21:51

 

 

http://www.mon-studio-photo.com/blog/IMG/photo-avion-hudson.jpgJ'ai peur de l'avion. C'est terrible. Je n'utilise ce moyen de transport qu'avec une extrème répugnance. Que j'entende parler d'un crash aérien et je suis sous le choc pendant des jours. Qu'on ne me dise pas que c'est le moyen de transport le plus sûr au monde, qu'on me donne plutôt les statistiques des rescapés des accidents d'avion, que je les compare avec celles des rescapés des accidents de la route. J'aurais même tendance à penser que la norme et de ne pas s'en sortir, et que seule une chance extraordinaire m'a permis de survivre à chaque vol.


J'exagère à peine.


Je peux comprendre qu'il n'en est pas de même pour tout le monde, fort heureusement pour les compagnies aériennes et le business.


Mais je n'arrive pas à comprendre ce qui peut amener les familles du crash du AF 447 à faire de telles déclarations :


"Nous réclamons une transparence totale et le lancement, le plus tôt possible, d'une nouvelle phase de recherches car il est assez extraordinaire qu'au bout d'un an, on n'ait retrouvé que 3 ou 4 % de l'avion", a déclaré Jean-Baptiste Audousset, président d'une association basée en France. Nelson Marinho, président de l'Association des familles des victimes du vol AF447, déplore qu'avec "toutes les informations et la technologie dont ils disposaient, ils n'ont même pas retrouvé des pièces gigantesques comme le fuselage de l'avion". "Ils ne veulent pas le retrouver", lance-t-il."


Que cherchent-ils ? A savoir EXACTEMENT de quelle manière sont morts leurs proches ?


Qu'espèrent-ils ? Une manne financière pour remplacer leur mort ?


Que croient-ils ? Que les trois campagnes de recherches des boîtes noires, terriblement coûteuses, ont été initiées pour leur permettre de répondre à la question du dessus ? 


Quelle naïveté !!! C'est tout simplement une question de gros sous. Personne ne veut endôsser la responsabilité de cet accident, personne ne veut payer, personne ne veut perdre de parts de marché, personne ne veut de mauvaise pub...


Et puis enfin ? Est-ce tellement difficile d'admettre qu'il s'agit d'un ACCIDENT, créé par la conjonction de plusieurs paramètres défavorables dont on ne saura jamais vraiment si l'un d'entre eux a été déterminant ?


Quand on voit les condamnations dans l'accident du Concorde, ça laisse songeur :

"le procureur Bernard Farret a aussi requis deux ans de prison avec sursis contre Henri Perrier, 80 ans, directeur du programme Concorde de 1978 à 1994 à l'Aérospatiale, devenue EADS" -l'accident a eu lieu en 2000.


Mais je me demande... les assurances (faramineuses, je le suppose, dans ce secteur économique), à quoi servent-elles ?



Bande son : Enola Gay  - OMD


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21 mai 2010 5 21 /05 /mai /2010 00:26


Une voiture morte,

Une autre voiture avec des soucis mécaniques,

Une fille avec un poignet cassé,

Une facture de gaz faramineuse et un échéancier qui merdouille,

Une copine à l'hôpital pour la énième fois,

Une voisine qui continue ses assertions délirantes par avocats interposés,

De l'argent qui disparaît mystérieusement la nuit de mon porte-monnaie,

Le repassage qui s'accumule,

Le ménage qui ne se fait pas tout seul,

Un Homme des Steppes en balade dans toute la France et qui n'est pas rentré de la semaine,

Une invasion de fourmis,

16 tuniques de chevalier à confectionner,

Un atelier "saints et musique" à préparer,

Des enfants qui se croient à l'hôtel....


... tout cela fait une Femme des Steppes à la limite de la super nova.


Mais bon...


Un super spectacle avec une cinquantaine d'enfants demain soir,

La fin -enfin- de la préparation de ce spectacle (depuis octobre),

La profession de foi de Fils Cadet,

Mes parents qui viennent passer le week-end,

Le beau temps qui revient,

L'espoir que l'argent volatilisé sera restitué (même anonymement) sur le grainetier demain matin,

L'espoir que la voisine clamse dans la nuit


... tout cela fait une Femme des Steppes qui aura sûrement plus de temps et d'envie de venir faire ses mondanités bloguesques la semaine prochaine !

 

Z8.jpg

 


Bande son : Cheap Trick - Borderline


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14 mai 2010 5 14 /05 /mai /2010 23:35

 

 

Il y a quelques semaines, je m'étais dévouée un vendredi soir, pour accueillir la réunion du bureau de notre association à la maison.


L'idéal était donc de débarrasser la maison de tous ses occupants habituels.


Après sondage, un petit resto suivi d'une séance de cinéma convenant à tous, je m'enquérais du resto idéal :


http://femme-de-militaire.forumactif.com/users/1613/16/59/24/smiles/jump_gif.gif  res-tau-rant-a-sia-ti-que ! http://femme-de-militaire.forumactif.com/users/1613/16/59/24/smiles/jump_gif.gif

res-tau-rant-a-sia-ti-que !


- tu sais, le resto qui est à l'entrée de la place, près du fleuriste...

- ok. C'est quoi son nom ?

- je ne sais pas, tu trouveras sûrement dans les pages jaunes...


Sauf que, impossible de trouver les coordonnées d'un restaurant asiatique dans la petite rue en question.


Ni même d'un restaurant. Juste du fleuriste.


Qu'à cela ne tienne. Allant en ville l'après-midi, je me suis dit que je trouverai son nom en regardant l'enseigne.




Ben tiens...................................................................................................................



resto chinois

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  Bande son : Opéra de Pekin - la princesse aux cent fleurs

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10 mai 2010 1 10 /05 /mai /2010 22:46


Je viens de lire deux bouquins inintéressants. Voilà, c'est dit. Ce sont deux bouquins de la bibliothèque tournante.


Le premier, "l'inaperçu" de Sylvie Germain .



http://www.images-chapitre.com/ima2/original/527/12165527_4216603.jpgPour vous dire, lorsque j'ai dit à la propriétaire du bouquin que j'étais en train de lire un de ses bouquins, elle ne se souvenait même pas qu'il lui appartenait.


Cela suffirait presque comme commentaire...


C'est bien dommage que ce livre passe si... inaperçu , car l'auteur a vraiment un très bon style d'écriture. Très imagé, sortant de l'ordinaire.


Mais l'histoire, même si elle commence bien, part dans tous les sens au bout de quelques chapitres. On ne sait pas où on va et le pire, on a l'impression que l'auteur elle-même ne le sait pas non plus. Je l'ai terminé hier, j'ai déjà oublié comment il finit.


Un petit résumé quand même :


Les Bérynx : une famille ordinaire, avec son patriarche autoritaire, ses mères affairées, ses enfants fragiles, ses secrets non partagés et son lot de drames. Et il y a Pierre, qui vient de se greffer sur cette famille comme une sorte d'ange gardien dont on ignore presque tout, homme à tout faire, mais aussi à tout défaire. Jusqu'au jour où il disparaît sans laisser d'autres traces que les brèches qu'il a ouvertes en chacun.



Le deuxième, "les insomniaques" de Camille de Villeneuve


http://img.over-blog.com/168x224/2/31/35/66/Couv-09/les-insomniaques.jpgLà encore, l'histoire d'une famille.


Nom à particule, châteaux, terres et déshérence. Les générations passent et la Famille se doit de rester droite dans ses bottes, conservant son patrimoine et sa culture.


Quelques fantômes passent... des figures qui ont rompu avec la tradition familiale et qu'on s'efforce de cacher, ou tout au moins de taire.


Quelques représentants de la nouvelle génération cèdent aux sirènes de la rébellion, puis rentrent dans le rang (ou pas).


Là encore, le début, je dirais même la moitié du bouquin se laisse lire facilement, avec de la curiosité même. Puis tout s'enlise. Les petites vies de ces gens finissent par ne plus intéresser. On a l'impression de les observer de loin. On ne sait pas pourquoi ils agissent d'une manière ou d'un autre, l'auteur semble ne pas s'en préoccuper.... et finalement nous non plus.


On se demande quand viendra la fin. On continue à lire pour le principe, sans rien espérer. Et il n'y a rien à espérer, en effet.


Petit résumé "pour le principe" aussi :


En 1946, Jean-André d’Argentières meurt en chutant de cheval. Ses héritiers, André et sa sœur Marguerite, vont devoir réduire leur train de vie et tenter de conserver le château en Anjou et l’hôtel particulier de Paris.
Or, si le monde évolue (guerre d’Indochine, guerre d’Algérie, mai 68, loi IVG, années Sida, crise économique), apparemment il semble couler autour des Argentières sans les toucher.
Comme le dit Marguerite : « Nous ne haïssons pas le monde, ni les gens qui ne nous ressemblent pas. Pire, nous les prenons en pitié de n’être pas comme nous. Nous haïssons le changement. Nous sommes des insomniaques, incapables de sommeil et de repos, car nous attendons de revivre notre passé, nous ne savons rien oublié. »
Comment peut-on se libérer du poids d’une histoire familiale ?


Et si vous cliquez, une critique positive, une !

 

 

Bande son : Xénakis - Phlégra. Musique ch*ante aussi

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7 mai 2010 5 07 /05 /mai /2010 13:04

Il est vieux et malade.


Quelque chose qui bouffe son cerveau a transformé l'homme énergique et souriant en un fantôme de trente-huit kilos.


Quelques étages plus bas, Elle n'est guère en meilleur état. Des moments d'absence de plus en plus fréquent et pourtant, quand Elle parle de Lui, c'est en des termes emplis d'amour. Un demi siècle de passion et de douce tendresse. Il est toute sa vie et quand Il partira, Elle n'aura plus de raison de respirer encore. Ils n'ont pas eu d'enfant... ils ont toujours vécu, généreux envers tous, s'appuyant l'un sur l'autre.


La dernière fois qu'on lui a permis de le voir, son desespoir était tellement grand qu'Elle a fait un 'scandale'. Elle voulait rester auprès de lui, dans la même chambre. Après tout, ils sont mariés depuis si longtemps ! Alors on l'a vite ramenée dans sa chambre et on lui a fait une piqure. Il faudra éviter, désormais, pour la sérénité de tous, de lui donner l'occasion de perturber le service.


Ainsi, on lui dit que pour l'instant, Il est trop fatigué, qu'Il ira mieux bientôt, et qu'alors, Elle pourra le voir.


Il est mort il y a quelques jours dans son sommeil.


Les médecins d'Elle ont estimé qu'au vu de son état de plus en plus agité, il valait mieux ne pas la prévenir, sans doute plus pour préserver la tranquilité ambiante que par crainte qu'Elle ne glisse définitivement vers l'absence.


L'enterrement était hier, et elle n'y était pas.

 


klimt.JPGAinsi donc, Elle continue à vivre, le pensant tout près d'elle.

Son coeur brûle dans son corps vide.

Il ne faut surtout pas l'entendre.


Que le corps se maintienne, qu'importe le reste ?

Quelle indignité de la laisser ignorer, de ne pas la laisser pleurer,

de lui interdire le dernier adieu..

de ne pas la laisser mourir...

de lui refuser ce dernier geste d'amour.


Honte......

 

 

 

 

Bande son : Forever Young - Alphaville

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1 mai 2010 6 01 /05 /mai /2010 21:42


Bande son obligatoire pour comprendre le ton de ce billet



Ce soir, j'ai eu un moment de liberté. Un moment de liberté, pour moi, c'est un moment où je sais que personne ne m'attend. Où je ne suis pas là où je devrais être. Les uns me pensent à un endroit, les autres ailleurs. Et je suis comme un électron libre, du temps devant moi pour faire.... pour faire... rien ou tout, c'est selon.


Ce soir, j'ai décidé de me faire pleurer.


Yann Tiersen avait pris possession de ma voiture. Le soleil venait juste de se coucher. Les lumières de la ville s'allumaient. Quelques gouttes de printemps flottaient dans l'air et se posaient sur mon pare brise.


Je n'ai pas tourné à gauche pour rentrer à la maison. J'ai pris le chemin des écoliers et aux accords triste de la Comptine d'Un Autre Eté, j'ai conduit. J'ai conduit dans la ville. Je suis passée devant la Belle Inutile, aux yeux fermés et au coeur vidé. Puis je me suis engagée sur la Grande Place, au rythme des pavés mal joints. Les façades des maisons étaient toutes éclairées, au garde à vous sous leur chapeau de gendarme.


J'ai pleuré, pleuré. Pleuré sur tous les lieux que j'ai quittés. Pleuré sur mes amis que j'ai laissés. Pleuré sur ce que j'ai aimé sans m'en rendre compte, seulement maintenant que c'est perdu. J'ai regardé cette ville pour l'imprimer dans ma mémoire, cette ville que je quitterrai aussi bientôt. Pleuré sur ceux qui commencent juste à devenir des amis et que je vais fuir aussi. Le rire de Marie, la fragilité de Valérie, l'énergie d'Arnaud, le pince-sans-rire de Benoît, le bon sens de Myriam...


Yann Tiersen en boucle, les larmes et les sanglots comme une lame de fond, la voiture qui roule, tourne, roule encore. Les arbres roses des boulevards, les groupes riants sur les trottoirs... même l'odeur des frites, pour une fois...


Ma vie, c'est toujours passer des uns aux autres, d'un lieu à un autre. C'est un patchwork plus ou moins usé. Des fils dépassent, si je tire dessus, des pièces vont se découdre, jamais remplacées... sans cesse, j'en rajoute avec plus ou moins de bonheur...


Yann Tiersen en boucle, je pleure encore...




..... mais après La Comptine d'un autre été, sur ma clef USB, il y a Goran Bregovic, pour demain matin commencer ma journée en riant. 



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26 avril 2010 1 26 /04 /avril /2010 22:34


Quand nous faisons de longs trajets en voiture, nous nous arrêtons invariablement dans les mêmes stations service, voyage après voyage.


En partant de chez ma belle-mère, la station juste avant l'autoroute, c'est pour moi. Le petit café en fin de déjeuner, celui qui aide à supporter la peine de partir, ne tient pas plus loin.


En partant de chez mes parents, l'énervement qui monte chez les enfants a besoin d'une bonne coupure. Toujours au même moment.


Aux dernières vacances, je sacrifie donc au rite et, comme souvent, je m'amuse de lire ce qu'il y a marqué sur les murs. Je n'ai pas pu résister à photographier cette bafouille, tant elle m'a fait pouffer. Ainsi que le petit commentaire en haut à droite.


Je suis sûre que je pourrais faire passer cela pour une oeuvre d'art, non ?


DSCF6244.JPG

 



PS. Depuis ce matin, j'ai repris une vie de travailleuse, jusqu'en juillet. Je serai donc moins présente sur mon blog et sur les vôtres. Ce n'est pas désintérêt de ma part, mais juste manque de temps. Ne m'en veuillez pas !



Bande son : Pas d'papier water - les Rolling Beadochons



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schrtroumpfgrognon-copie-1.JPG


Mon livre du moment

 

http://t1.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcSkxR_EP2qYXxeKN__rX4oqk5ST_YLnxLpwotE3tpt8wSZXDCqWBQ

 

 

 

 

 

 Ma radio fétiche 

http://www.riadenjazz.com/2008/jazzradio.jpg 

Jazz radio...

 

http://www-d0.fnal.gov/~laflores/anidanca.gif

 

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