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21 janvier 2010 4 21 /01 /janvier /2010 22:10

http://www.avocat-darrieu.com/photos/avocat.jpg
Dans le Télérama de cette semaine,
un article intéressant sur
"l'exploitation médiatique des victimes".


 

On le sait tous, la télévision aime les victimes. Elle les filme, les interroge, les pourchasse, leur "donne la parole", à croire même qu'elle les fabrique. On connaît tous les processus. On est tous plus ou moins écoeurés, à l'instar de Kahlan, à la fin de sa dernière note.

Quand même, on est humains. On ne peut s'empêcher d'être horrifiés, peinés, on compatit un peu, beaucoup, à la folie, suivant le transfert que l'on fait entre nous et eux.

Du coup, on a peut-être tendance (enfin moi, oui, c'est sûr, ça m'arrive) à oublier un truc. Un truc que rapelle donc cet article et dont je vous livre le résumé ici :

"Ce qui justifie le procès, c'est l'acte criminel contrevenant aux valeurs qui fondent notre société, et non le tort causé à la victime. Il nous faut veiller à ne pas passer d'un désir de justice à un désir de vengeance."

Agnès Chopplet - bâtonnier du barreau des Ardennes.

Ca se discute, bien sûr. Mais dans le fond, n'est-ce pas uniquement ainsi que la Justice peut garder un équilibre et une cohérence ? Juger l'acte, rien que l'acte (sans oublier les 'circonstances aggravantes' et consorts) , et faire le plus possible abstraction des conséquences ?

Difficile d'en juger. Je n'aimerais pas être homme de loi...

.

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commentaires

Pourquoisecompliquerlavie 13/04/2010 03:00



Bonjour. J'arrive un epu tard mais tant pis ...


Les pays de droit sont des pays qui ont retiré le droit de vengeance privée pour adopter un devoir de punition que les états se réservent comme ils se réservent également de déterminer les
modalités d'indemnisation des victimes.


Le devoir de punition des délinquants et criminels :


Il ne faut pas se contenter de juger l'acte, il faut aussi tenir compte des circonstances de l'acte et de la personalité de l'auteur de l'acte. Aux USA, un meurtre est un meurtre, point. C'est
ainsi qu'une mère est condamnée à mort car elle a tué son mari qui l'a battue comme plâtre pendant des années, un jour qu'il commençait à battre trop fort sa fille.


Alors, partant du principe qu'un meurtre est un meurtre, elle est condamnée à mort.


Il faut condamner l'acte et juger l'homme/la femme. Difficile certes, d'autant qu'il ne faut pas non plus tomber dans la généralisation : ce n'est pas forcément parce qu'on a volé une fois
qu'on est un voleur toujours...


Pour les juges, ils sont encadrés par la loi qui prévoit selon les actes des maxima à ne pas dépasser : un vol simple, c'est au moins rien (beaucoup de circonstances atténuantes) et au plus
trois ans de prison.


L'indemnisation des victimes : le préjudice des victimes est de deux ordres, moral et matériel. Moral, c'est la tristesse, le chagrin, la peur, la colère, les traumatismes subis à la suite d'une
exaction. Il y a aussi le préjudice matériel : la valeur d'un bien volé ou détruit par exemple, ou la perte de revenus d'une famille dont le père ou la mère a été tué....


Cela doit être indemnisé. Le préjudice matériel est assez aisé à évaluer : ça se calcule.


Le préjudice moral, c'est autrechose. En France, on évalue à 30.000 euros environ, le chagrin de la perte d'un père ou d'une mère, 15 000 euros, celui d'un frère ou d'un soeur. Aux USA à 1
mlillion de dollars. Les deux chiffres sont aussi ridicules d'un que l'autre....


Comment évaluer le préjudice MORAL d'un viol ? Le préjudice matériel, c'est facile : prix d'une séance de psychothérapie x nombre de séances prévisibles nécessaires. Mais le préjudice MORAL
? 1 million d'euros, c'est-à-dire devenir riche (= payer l'ISF) parce qu'on a été violée ?   Etre violée, est-ce plus grave/douloureux que de perdre son père ou sa mère ?
Non, parce qu'on peut se remettre d'un viol alors qu'on ne peut faire revivre un père ou une mère tuée ?


Alors de la même manière que les lois encadrent les juges, l'ensemble des jugements rendus par les autres juges et par le passé encadrent les juges pour ces décisions à prendre. Tooutes les
décisions sont publiées ce qui permet d'avoir des "échelles" d'indemnisation.


Mais il y a une chose contre laquelle on doit lutter absolument, même si c'est aujourd'hui souvent mis en exergue : on ne doit pas faire son deuil par la condamnation de quelqu'un. Ce n'est
effectivement pas à la victime de décider la condamnation et lier dans l'esprit des victimes leur "survie" psychologique à une condamnation revient à leur laisser croire que leur souffrance
disparaîtra avec l'importance de la souffrance de l'autre.


La souffrance ne passe pas par des vases communicants ! Le laisser croire par cette histoire de deuil (qu'on retrouve dans tous les commentaires en sortie de cour d'assises) est trompeur et donc
destructeur. Ce n'est ni grâce à la haine ni grâce à la vengeance qu'on peut dépasser son état de victime. On le sent intuitivement dans l'éducation qsu'on donne à nos enfants : on n'autorise pas
un enfant qui vient de voir son jouet détruit par son frère ou sa soeur à détruire en réponse un jouet appartenant à l'autre....


 



La Femme des steppes 19/04/2010 10:57



Tout ce que vous écrivez est exact au point de vue chrétien, mais chaque personne a des critères différents pour rechercher l'apaisement. Je trouve que la justice française a quand même un
équilibre assez juste entre le châtiment et la prise en compte de la douleur des victimes. Il est un peu choquant de voir réparer un préjudice moral par l'argent, mais que faire d'autre ?? Il est
des préjudices irréparables...


Une affaire récente me laisse également perplexe. Je suppose que vous avez entendu parler de l'affaire Germanos. Sa condamnation laisse un goût amer. Certes, il n'a pas fait de mal directement, ce qui explique la légèreté de sa peine, mais c'est à cause de gens comme lui, en
bout du circuit que des enfants sont torturés... Que penser ?



kat 27/01/2010 22:21


j'ai une amie qui vient de faire partie d'un jury...et bin, ça m'a pas donné envie!! trop dur de juger!!


La Femme des steppes 27/01/2010 23:03


Oui, c'est arrivé à mon parrain... ça a été horrible pour lui !!   J'espère que jamais je n'aurais à y passer !


mariev 24/01/2010 22:57


Spontanément, je suis d'accord avec cette citation ... et avec ta conclusion! Parce que je sens bien que sous le "spontané" de ma première réaction, un peu de réflexion approfondie serait la
bienvenue ... Sauf que c'est Dimanche soir tard ...
;)


La Femme des steppes 25/01/2010 21:30


Oui, quand on l'écrit, ça semble si simple... mais quand on le lit, finalement, on voit très bien qu'il y a un problème... si c'était facile, ça se saurait


La Mère Joie 22/01/2010 20:59


Les commentaires chez moi ne sont pas fermés. Je répète : les commentaires ne sont pas fermés.
Un ch'ti problème informatique ? ;-)


La Femme des steppes 22/01/2010 23:39


Oups, pardon.... je ne sais pas ce qui s'est passé


kahlan 22/01/2010 18:22


Moi non plus, je n'aimerais pas avoir à juger, en me coupant donc sans doute de mes sentiments et émotions...ça doit être complexe !Ou non, si tu décides juste d'appliquer les lois, sans
tergiverser.
Merci pour le lien !;)


La Femme des steppes 22/01/2010 23:41


Plus j'y pense, plus je me dis que ça doit être très difficile de faire abstraction de ce qu'a subi la victime.

Et puis, la victime est au prétoire, on précise bien lors du procès, tout ce qui s'est passé de son point de vue , alors préconiser de ne pas en
tenir compte, c'est un peu abscon quand même...


.

 

 

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