Chérissons les instants qui se meurent aussitôt et qu'on ne reverra plus jamais (Gilles
Servat)
Dans la classe de Mme P., les maternelles Grande Section commencent toujours la journée en dessinant dans la case du jour le temps qu'il fait. C'est toute une affaire !
Assis sur leur petite chaise, bien droit ou une fesse dans le vide, les pieds ramenés sous l'assise ou l'un contre l'autre posés au sol, tous ont leur visage tendu vers les fenêtres. La pupille étrécie, ils scrutent le ciel -on ne sait jamais, peut-être que le temps a changé le temps qu'ils enlèvent leur manteau ?
Je vois déjà les sourires. Je sais que certains s'imaginent des cases entières remplies de nuages noirs, de
gouttes bleues et de brouillard gris. Ah, ah.... et bien, finalement, les images parlent d'elles mêmes.