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13 janvier 2010 3 13 /01 /janvier /2010 12:14

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Celui-là, il est lourd.

En vrai. Oui, il pèse 800 grammes, fait 5 cm d'épaisseur et contient 537 pages.

Quand on aime, on ne compte pas, n'est-ce pas ?

J'aime bien les gros bouquins, ça me permet de rester plus longtemps avec mes personnages.

J'avais déjà lu "l'ombre du vent" de cet auteur, et j'avais bien aimé.

L'histoire :

"David Martin, se caractérise au départ par une timidité maladive. Jeune écrivain perdu dans l'immensité de la capitale catalane, il loue une chambre sordide dans un hôtel des bas-fonds et fantasme sur un amour impossible. Chaque semaine, il écrit pour quelques sous de courts récits dans un quotidien régional,
La Voz de la industria, jusqu'au jour où il reçoit une offre d'un mystérieux éditeur parisien, le fameux Andres Corelli. A partir de là, sa vie bascule. On lui demande d'écrire un livre unique, qui ne ressemble à aucun autre. Si le jeune homme parvient à relever ce défi, il sera récompensé par une fortune spéciale..."

On est vite happé par cette histoire. Les personnages gravitant autour du héros sont attirants. Le mystère plane sur leur destin, ainsi que sur une mystérieuse maison.

On retrouve les mêmes lieux que dans l'ouvrage précédent. Librairie tenue par un vieux monsieur très digne et humaniste, le Cimetière des Livres Oubliés, sorte de bibliothèque secrète, le parc Guell, la Barcelone des années 20.

Le roman est très dense. On plonge vraiment dans l'univers du héros, on y vit, on s'y déplace, on n'a qu'une seule envie : reprendre sa lecture le plus vite possible.

Et puis malheureusement, la fin n'est pas à la hauteur. Forcément, au bout de quelques 400 pages, on s'attend à ce que l'intrigue commence à se dénouer, doucement, presque par enchantement. Mais non. Tout à coup, vlam, l'auteur nous annonce un fait, tombé là comme un cheveu sur la soupe, sans aucune explication, sans que rien ne l'ai laissé deviner. Puis le héros s'enfuit. Bon. Le Grand Mystère du livre, jamais on ne le comprendra. La toute fin est une pirouette décevante.

Argh.... quelle déception !

D'aucuns diront que c'est ce qui fait le charme du bouquin. Je ne suis pas adepte des polars pour rien : j'aime bien comprendre. Ou alors, s'il n'y a rien à comprendre, j'aime bien le savoir d'emblée. Mais je n'aime pas être menée en bateau, en fait.

Une critique positive (sachant que j'ai trouvé beaucoup de critiques qui rejoignent la mienne) -> cliquer ici

Quelques morceaux choisis (car tout de même, Carlos Ruiz Zafon a un style très agréable) :

Le talent :

"Le talent est comme la force d'un athlète. On peut naître avec plus ou moins de dispositions, mais nul ne parvient à être un athlète simplement parce qu'il est né grand, fort ou rapide. Ce qui fait l'athlète, ou l'artiste, c'est le travail, le métier et la technique. L'intelligence que tu as reçue à la naissance est juste une munition. Pour parvenir à en faire quelque chose, il est nécessaire que tu transformes ton esprit en arme de précision".

La Foi :

"Il est dans notre nature de survivre. La foi est une réponse instinctive à des aspects de l'existence que nous ne pouvons expliquer autrement, que ce soit le vide moral que nous percevons dans l'univers, la certitude de la mort, le mystère des origines, le sens de notre propre vie ou son absence de sens. Ce sont des aspects élémentaires et d'une extraordinaire simplicité, mais nos propres limitations nous empêchent de donner des réponses sans équivoques à ces questions et, pour cette raison, nous générons pour nous défendre une réponse émotionnelle. C'est de la pure et simple biologie".

"Rien ne nous induit plus à avoir la foi que la peur, la certitude d'être menacés. Quand nous nous sentons des victimes, toutes nos actions et nos croyances deviennent légitimes, même les plus contestables. Ceux qui s'opposent à nous, ou qui, simplement, sont nos voisins, cessent d'être nos semblables et deviennent des ennemis. Nous ne somme plus des agresseurs, nous sommes des défenseurs. L'envie, la jalousie ou le ressentiment qui nous motivent sont sanctifiés, car nous avons la certitude d'agir pour notre seule défense. Le mal, la menace, sont toujours chez l'autre.".

La Haine :

"Il est difficile de haïr une idée. Cela exige une certaine discipline intellectuelle et un esprit obsessionnel et maladif que l'on ne trouve pas chez tout un chacun. Il est beaucoup plus facile de haïr quelqu'un à qui l'on peut donner un visage, en le rendant responsable de tout ce qui nous dérange. Pas besoin que ce soit un individu isolé. Ce peut être une nation, une race, un groupe... ".

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Published by La Femme des steppes - dans Je fais ma critique...
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commentaires

Aude Terrienne 18/01/2010 19:19


Ta citation sur le talent, il faudrait la mettre en gros dans tous les collèges pour encourager les élèves.
Sacré livre dis donc, chaque phrase fait réfléchir un max!
Bonne soirée.


La Femme des steppes 18/01/2010 21:22


Oui, c'est pour ça qu'il est décevant : il n'est pas PARFAIT. Quel dommage !


Fr@mboize 18/01/2010 07:41


Je t'ai taggué !!!
Je sais que tu aodre çà !!!


La Femme des steppes 18/01/2010 21:21


Lol. J'adore ton humour. En toute honnêteté, je n'a pas de transfert chez moi et... je n'ai pas envie de montrer mes toilettes !

Ce sera peut-être pour un prochain tag


kat 17/01/2010 09:17


moi aussi j'aime bien comprendre...pas sûre que je le lise celui là...


La Femme des steppes 18/01/2010 21:21


Il vaudrait mieux dans ces cas là que tu lises "l'ombre du vent", il est plus cohérent.


Mimisan 16/01/2010 10:21


Le pb pour moi: je suis maintenant un peu coupées de bibliothèques françaises. Les livres français à Tokyo coûtent assez cher. Un gros paper-back américain est beaucoup plus économique. Même des
livres moins gros; j'en ai découvert de très intéressants.


La Femme des steppes 18/01/2010 21:20


Oui, je veux bien te croire. Ma belle-soeur habite aussi à l'étranger et elle a le même problème : difficile de revenir avec une tonne de livres dans ses bagages et difficile de trouver des
bouquins en français. Alors elle fait des échanges avec ses copines françaises expats, mais comme c'est une grosse lectrice, elle est souvent en manque !

Elle a commandé aussi une fois sur Amazon, mais ce n'est intéressant que si on fait une grosse commande.


Mimisan 15/01/2010 17:27


J'aime les gros livres, c'est ce que j'achète. Pourquoi? je lis trop vite, meêm les livres en anglais, d'ailleurs, les vrais gros livres me durent donc un peu plus
longtemps...


La Femme des steppes 15/01/2010 21:06


Oui, je suis assez comme toi.

Ceci dit, as-tu vu les livres que je suis en train de lire ? (dans la colonne de gauche de mon blog). Ils sont petits et ne me durent que deux soirées. Mais mis les uns par dessus les autres, ça
fait un gros bouquin


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